|
Les
principaux sites historiques et archéologiques de Zarzis
Le
site de « Zitha » (Hinchir Zian)
A
l’époque romaine, Zitha est devenue une cité importante, sa
position sur la grande voie de Carthage à Lebda(Leptis Magna
en Libye) lui a permis un rapide essor et une prospérité
qui ont duré longtemps. C’est sous le règne de l’empereur
Caracalla (212-217) fils de Septime Severe (originaire de
Leptis Magna) que la route entre Zitha et Leptis Magna a subi
une réfection importante. Plus tard, sous Constantin (306-337),
cette même voie reçut une nouvelle réparation, ce qui témoigne
de la vitalité de Zitha et de son importance, notamment économique
(production de l’huile). Le site archéologique de Zitha a
été fouillé au début du siècle, on y a dégagé :
- Un forum entouré de portiques et dont le pavage est constitué
de grandes dalles
- Un sanctuaire consacré à une divinité romano-africaine :
Tanit-Caelestis. On y a recueilli un grand nombre de stèles
sculptées ou inscrites.
- De nombreuses statues en marbre (actuellement conservées
au musée du Louvre à Paris) ainsi que plusieurs dizaines d’inscriptions
puniques ou latines.
Le
site de « Hinchir El-Kalakh »
C’est
un site archéologique situé au Nord de la ville de Zarzis
, son importance s’explique par la présence de deux monuments :
une chambre de taille moyenne dont la paroie intérieure est
un ensemble de niches rectangulaires . Elle serait vraisemblablement
un pigeonnier ou columbarium. Non loin, un édifice, dont seulement
quelques murs et un bassin ont résisté. Il s’agirait peut-être
d’un champ, autrefois exploité par les Romains .
Le site
de “ BORG EL KANTRA” ou La tour « d’El Kantara » :
Situation :
La tour d’El Kantara est située sur la plage de Hessi-Djerbi
à proximité de la route reliant Zarzis et Djerba (la chaussée
Romaine).
Style architectural et passé de la tour : Avec des murailles
extérieures épaisses, hautes et pointues, surmontées de deux
grandes tours équipées chacune d’une échelle métallique, cette
tour ressemble à une tour de surveillance conçue pour contrôler
les voyageurs et les cargaisons à destination de Djerba à
bord de voiliers, qui étaient le seul moyen de joindre l’île
de Djerba puisque la chaussée Romaine n’a été restaurée qu’en
1952. A l’intérieur de cette tour on trouve quatre salles
qui s’ouvrent sur une cour toujours ensoleillée et bien aérée.
Du côté Est, on trouve un hall abrité par des arcades en forme
de voûtes, ce qui donne à la tour un style Arabe
L’état actuel de la tour : De nos jours, la tour est
délaissée, dans un état déplorable et risque de s’écrouler
ce qui serait une perte pour le patrimoine national. Fort
heureusement la municipalité de Zarzis en collaboration avec
l’association de la sauvegarde du patrimoine va entreprendre
des travaux de restauration et de rénovation pour exploiter
cette tour comme musée marin .
|